Samedi 19 février 2011 6 19 /02 /Fév /2011 01:13

 

Dossiers éducatifs

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Les établissements de réinsertion scolaire (ERS)

 

Les établissements de réinsertion scolaire (ERS) accueillent des collégiens perturbateurs dont le comportement nuit au bon fonctionnement de la classe et de l’établissement. Les ERS proposent, pour un an au moins, une rupture avec le cadre de vie habituel et offrent de préférence un hébergement en internat dans des locaux annexes permettant une prise en charge suivie.

Le premier établissement a ouvert dans l'académie de Nice en septembre 2010. Neuf  autres ont ouvert depuis. Un ERS supplémentaire accueillera prochainement des élèves.

 

À qui s'adressent les ERS  ?

Les établissements de réinsertion scolaire s'adressent à des collégiens perturbateurs. Ils leur proposent une scolarisation aménagée pour les réinsérer dans un parcours de formation générale, technologique ou professionnelle.

Les élèves accueillis :

  • sont âgés de 13 à 16 ans

  • sont issus des classes de 5e, 4e et 3e

  • ont fait l'objet de multiples exclusions

  • peuvent être en situation d’absentéisme ou de déscolarisation

  • ne relèvent ni de l'enseignement spécialisé et adapté, ni d'un placement dans un cadre pénal

Le chef d'établissement propose l'affection d'un élève dans un ERS à l'inspecteur d'académie. L'inspecteur prend la décision d'affectation, après avis d'une commission. La consultation et l'accord de l'élève et de sa famille sont nécessaires.

À l'issue d'un an de scolarisation en ERS, une commission départementale, en accord avec l'équipe pédagogique et éducative, propose la réintégration de l'élève dans son collège ou le maintien en ERS pour une année supplémentaire. Pour les élèves âgés de plus de 16 ans, une poursuite des études est envisagée, soit dans un cadre scolaire, notamment en lycée professionnel, soit par la voie de l'apprentissage.

 

Que proposent les ERS ?

Le programme d'enseignement des ERS est identique à celui du collège.

Un projet pédagogique adapté

Le projet pédagogique et éducatif est aménagé compte tenu de la situation des élèves. Ainsi, les enseignements doivent permettre à l'élève :

  • d'acquérir le socle commun de connaissances et de compétences

  • de prendre conscience de l'importance du respect des règles de la vie sociale et scolaire

  • de construire un projet de formation et d'orientation


Pour cela, des méthodes pédagogiques spécifiques et un parcours de formation personnalisé sont mis en place :

  • un bilan est réalisé pour chaque élève dès son arrivée

  • un bilan hebdomadaire est effectué, pour chaque jeune, par l'équipe pédagogique et éducative

  • un carnet de suivi individuel décrit les enseignements dispensés à l'élève et ses activités. Il indique les progrès observés, notamment dans le comportement, et permet de recueillir les commentaires de l'élève et de sa famille sur les apprentissages effectués

Le dialogue régulier avec les parents constitue un élément clé de la réussite de la réinsertion. Le suivi du travail scolaire et la participation aux réunions d'informations et aux bilans individuels sont obligatoires pour les parents. Des dispositifs d'accompagnement sont prévus si nécessaire pour les parents.

Un temps scolaire aménagé

L'organisation de la journée doit offrir un cadre structurant et être adaptée aux élèves :

  • le matin, les élèves bénéficient de temps d'enseignement dans diverses disciplines

  • l'après-midi, des activités sportives, culturelles et des ateliers autour de la citoyenneté, de la santé sont organisés

  • en fin d'après-midi sont mis en place un accompagnement éducatif et des ateliers

Des diplômes reconnus

Une validation des acquis est prévue en fin de cycle par le biais de diplômes et attestations reconnus :

  • certificat de formation générale (CFG)

  • diplôme national du brevet (DNB)

  • attestation scolaire de sécurité routière (ASSR)

  • brevet informatique et internet (B2i)

  • attestation de prévention de secours civiques (PSC1)

  • jeunes officiels

  • brevets sportifs ou d'animateur

  • etc.

Comment fonctionnent les ERS ?

Des structures de petites taille rattachées à un établissement scolaire

Les établissements de réinsertion scolaire sont pour la plupart rattachés administrativement à un établissement scolaire proche ou accueillis dans les annexes d'un établissement. Ils peuvent aussi être mis en place dans des locaux d’autres institutions ou organismes. Ils accueillent le plus souvent de 15 à 30 élèves en internat.

Une équipe éducative renforcée

L'équipe d'encadrement des élèves est constituée d'enseignants, d'assistants d'éducation et de personnels de la protection judiciaire de la jeunesse. L'affectation des enseignants s'effectue sur la base du volontariat et du profil des candidats.

L'équipe peut être complétée d'éducateurs du conseil général, d'intervenants associatifs et de volontaires du service civique ou de personnels dépendant d'autres organismes.

Des partenariats pour une prise en charge adaptée

Pour venir appuyer l'action pédagogique et éducative des ERS, des partenariats peuvent être établis au niveau local ou national avec :

  • le ministère de la Justice et des Libertés

  • le ministère de la Défense

  • le ministère de la Jeunesse et des Solidarités actives

  • les collectivités territoriales

  • l'agence du service civique

  • des associations agréées

  • des fondations reconnues d'utilité publique

 

Haute-Garonne : le collège Jean Monnet de Bagnères à Luchon, ouvert en septembre 2010

Collège Jean Monnet

Coordonnées principales

Adresse 2 Boulevard Charles de Gaulle
31110 BAGNERES DE LUCHON

Téléphone 05 61 79 96 50

 

 

Liste des onze établissements de réinsertion scolaire (ERS)
(10 ouverts)

Alpes-Maritimes : le collège Jean-Baptiste Rusca à Saint-Dalmas-de-Tende, ouvert en septembre 2010

Bas-Rhin : le collège Haute-Bruche à Schirmeck, ouvert en novembre 2010

Eure-et-Loir : le collège Paul Fort, désaffecté et rattaché au collège Pierre et Marie Curie à Dreux, ouvert en septembre 2010 (internat le 15 décembre)

Haute-Garonne : le collège Jean Monnet de Bagnères à Luchon, ouvert en septembre 2010

Hauts-de-Seine : le collège Jean Perrin à Nanterre, ouvert en octobre 2010

Lozère : le collège du Trenze à Vialas, ouvert en septembre 2010

Rhône : l’internat scolaire Mauchamp à Verney, ouvert en octobre 2010

Seine-Saint-Denis : le collège Fenelon à Vaujours
Deux établissements de réinsertion scolaire sont externalisés dans la Mayenne et la Manche :
- le collège Volney à Craon (Mayenne), ouvert en novembre 2010 
- le centre PEP Elie Monboisse à Port-Bail (Manche), ouvert en novembre 2010

Val d’Oise : le collège Saint-Jean (fondation d’Auteuil) à Sannois, ouvert en octobre 2010

Par Alain MINVIELLE
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Mardi 26 octobre 2010 2 26 /10 /Oct /2010 13:37

On a demandé au Dalai Lama......

 

" Qu'est ce qui vous surprend le plus dans l'humanité ? "

 

Il a répondu :

 

" Les hommes.... Parce qu'ils perdent la santé pour accumuler de l'argent, ensuite ils perdent de l'argent pour retrouver la santé.

Et à penser anxieusement au futur, ils oublient le présent de telle sorte qu'ils finissent par non vivre ni le présent ni le futur.

Ils vivent comme s' ils n'allaient jamais mourir ...

... Et meurent comme s'ils n'avaient jamais vécu. "

Par Alain MINVIELLE
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Samedi 8 mai 2010 6 08 /05 /Mai /2010 21:44

Connaissance de soi, thérapie antistress, sagesse... Voici que se développe une nouvelle façon de faire le vide et de se concentrer sur l'instant. Hérité des pratiques orientales mais validé par la science, cet art de méditer séduit désormais intellectuels et cadres suractifs

 

Quand vous entendez «méditation », avez-vous tendance à penser ashram, Katmandou, zazen, temple tibétain, musique planante et fumée d'encens ? Pour la plupart d'entre nous, la méditation reste en effet marquée par la grande vague exotique des années 1960 qui a vu son apparition sous nos latitudes. Peu importe l'étonnant succès rencontré depuis dans les monastères d'Europe, où on ne compte plus les bénédictins ou les carmélites qui ont adopté ces méthodes avec ferveur. Ni l'installation durable dans nos paysages de communautés de bouddhistes convertis, avec leurs temples, leurs monastères et leurs congrégations. La méditation continue encore d'être ressentie par le plus grand nombre comme «bizarre», «venue d'ailleurs». Mais les choses risquent de changer rapidement. Cinquante ans après son irruption, la méditation s'est en effet imposée dans un milieu a priori peu propice aux spéculations mystiques : le monde hospitalier. Le mouvement a débuté il y a une vingtaine d'années en Amérique du Nord sous l'impulsion de médecins et des scientifiques intéressés par ses effets thérapeutiques. L'une de ses versions baptisée mindfulness - « pleine conscience » est aujourd'hui pratiquée dans 250 hôpitaux et cliniques. La France commence seulement de s'y mettre.
« C'est un besoin désespéré de ne pas me laisser écraser par une maladie incontrôlable qui m'a poussée vers la méditation, écrit Rose M. sur un forum consacré à la fibromyalgie, une affection extrêmement invalidante accompagnée de fatigue constante et de douleurs dans tout le corps. J'avais entendu parler de l'effet du mindfulness sur la douleur chronique, j'ai trouvé sur internet des exercices gratuits. Je pratique depuis trois ans, et je compte bien continuer car la méditation a tout changé pour moi. » Rose M. raconte comment elle ajoutait jadis « la souffrance à la douleur» en luttant sans cesse contre elle-même, en étant «folle de rage » contre ce corps qui la trahissait. Elle vivait dans la plainte, la rancoeur et l'amertume d'avoir perdu sa vie d'avant, sa santé, sa carrière. «La méditation m'a appris à écouter les craquements de mon organisme avec attention et douceur, à travailler avec eux plutôt que contre eux et, du coup, je sais apprivoiser la douleur. Elle m 'a appris aussi à vivre dans le présent, au point que je me demande si au fond je n'y ai pas gagné... »
Aux Etats-Unis, plus de 10 millions de personnes déclarent pratiquer régulièrement une forme de méditation, soit deux fois plus qu'il y a dix ans. La plupart d'entre elles ne choisissent pas un gourou pour les guider dans les arcanes. Elles sont initiées dans les écoles, les hôpitaux, les administrations, les grandes compagnies, et jusque dans les cabinets d'avocats et les prisons.
La recherche n'est pas en reste. Le NIH, Institut national de Santé américain, a financé en 2008 plus de 50 études - contre 3 en 2000 - ayant pour objet d'évaluer l'effet de la mindfulness sur le stress, les addictions, la concentration, la dépression et même les bouffées de chaleur.

 

La pleine conscience
Ce n'est pas un hasard si Jon Kabat-Zinn, le scientifique qui a mis au point la nouvelle méthode, étudiait le zen dans les années 1970 auprès d'un maître coréen et que, pour se faire de l'argent de poche, il donnait des cours de yoga. Convaincu de l'efficacité de ces pratiques, il cherche un moyen de les rendre assimilables dans une société qui regarde ces jeunes passionnés de spiritualité orientale comme « une armée de Wisigoths aux portes de la ville », se souvient-il avec humour. La solution : purger la pratique de toute référence religieuse ou rituelle. Avec des éléments apparentés empruntés au yoga, au zen et au vipassana (une pratique bouddhiste indo-birmane), il crée une méthode très précise, dotée d'un protocole rigoureux, d'une méthode de formation non moins exigeante, qu'il baptise d'un concept courant dans le bouddhisme : la pleine conscience. Le nom officiel est MBSR (Mindfulness Based Stress Reduction), « réduction du stress basé sur la pleine conscience ». Avec son doctorat de biologie moléculaire obtenu auprès d'un prix Nobel du fameux MIT, il n'a pas trop de mal à convaincre l'hôpital universitaire du Massachusetts de créer une clinique du stress où des malades souffrant de douleurs chroniques seraient formés à la nouvelle méthode. Le succès est tel que peu à peu les indications s'étendent des maux de tête aux douleurs liées aux maladies cardiaques, au sida, au cancer, puis aux affections chroniques, aux maladies immunitaires ou infectieuses, à l'infertilité.
Avec ses collègues dermatologues, KabatZinn réalise même une expérience frappante sur des malades atteints de psoriasis, soignés dans une cabine d'UV trois fois par semaine. Ceux qui bénéficient d'un simple enregistrement de méditation guidée, diffusé dans la cabine pendant les quelques minutes que dure l'exposition aux rayons UV, verront leurs lésions guérir quatre fois plus rapidement que les autres ! Pour le père de la mindfulness, le doute n'est plus permis : la pleine conscience agit effectivement sur l'organisme. A condition que nous soyons présents au présent, entièrement tournés vers ce qui se passe en nous au moment où ça se passe. « La méditation, ce n'est pas ce que vous croyez, a l'habitude de dire Kabat-Zinn à ses auditeurs. Il ne s'agit pas de «faire le vide» dans sa tête, mais de faire attention au présent, moment après moment. Ce «presque rien» est la chose la plus simple et la plus difficile qui soit, insiste-t-il. Notre révolution digitale nous a catapultés dans un monde où nous sommes sollicités de façon démentielle, où il n'y a plus d'espace de respiration pour notre pauvre intériorité. Nous sommes constamment sur pilote automatique, tellement plus dans le faire que dans l'être ! Or il s'agit précisément de renouer avec notre être. »
Le potentiel de cette approche pour la pacification du mental et le maintien de l'équilibre émotionnel n'a pas longtemps échappé aux psys. Dès 1993, le psychiatre cognitiviste canadien Zindel Segal et deux de ses collègues anglais s'emparent de la mindfulness et mettent au point une version - intégrant des aspects de leur propre pratique psychothérapeutique - intitulée MBCT (Mindfulness Based Cognitive Therapy) « thérapie cognitive basée sur la pleine conscience ». Testée sur des patients avec des antécédents dépressifs et anxieux dans son Centre pour les Addictions et la Santé mentale à Toronto, la méthode fait la preuve de son efficacité en réduisant de moitié le risque de nouvelle rechute sur deux ans. Un résultat extraordinaire quand on connaît la fragilité de ces patients et la rareté des interventions adaptées.

 

Pour gagner en liberté
Depuis 2000, Zindel Segal vient chaque année en Suisse prodiguer des formations où se presse la fine fleur des psychiatres et psychologues cliniciens d'Europe. Parmi ses premiers auditeurs, le psychiatre Christophe André : «L'idée que nous pouvions éviter la rechute de nos patients dépressifs était une grande nouvelle, qui a permis à la psychiatrie française de s'intéresser à la prévention, chose à laquelle elle s'est mise avec beaucoup de retard. » Le psychiatre de Sainte-Anne est le premier en France à ouvrir dans son service un groupe de méditation, composé pour moitié de patients et pour moitié de personnels médicaux. Au fil des ans, des jeunes soignants viennent s'y former et partent monter des groupes dans différents coins de France. C'est donc d'abord à travers les psys que la mindfulness commence à se répandre en France, d'où elle est en train de se propager vers les centres antidouleur - un schéma inverse à celui qu'ont connu les Etats-Unis.
C'est aux psys formés aux thérapies cognitives et comportementales, les TCC, que l'on doit cette ouverture sur la méditation. Les TCCistes cherchent en effet à «recadrer» les patients anxieux ou déprimés en agissant soit sur leurs comportements, soit sur leurs «cognitions », c'est-à-dire sur les «idées automatiques » et généralement fausses et dévalorisantes qu'ils entretiennent en permanence à propos d'eux-mêmes et qui ont pour effet de les pousser à l'échec. Mais comment approcher les émotions inadéquates ou disproportionnées ? « La méditation est un outil plus efficace pour aider à gérer les émotions négatives, la peur, la tristesse, la honte, explique le docteur André. Elle doit passer par d'autres circuits cérébraux que les consignes verbales que nous pouvons leur donner Ces malades, qui font d'habitude tout pour fuir les émotions pénibles, de peur qu'elles les entraînent dans la spirale de la panique ou de la déprime, apprennent concrètement à cohabiter avec eux, le temps de la méditation, sans les fuir ni les corriger. Résultat : ils ont moins peur de leur peur, ils ruminent moins, ils collent moins à leur discours intérieur Ils gagnent donc en liberté. »
Mais, explique le psychiatre Frédéric Rosenfeld dans son guide de la méditation (1), cet exercice n'est pas dénué de dangers. Il ne devrait pas être pratiqué par des personnes en phase de dépression ou des personnes vulnérables prédisposées aux délires et aux hallucinations. Le mieux est de s'adresser à des professionnels ayant reçu une bonne formation (2). Quant à ceux qui voudraient s'abreuver à la source originelle, ils peuvent se tourner vers les conseils du moine Matthieu Ricard (3), qui a appris la méditation bouddhiste auprès de vénérables lamas tibétains. Notre moine national est de ceux qui font le pont entre la tradition plurimillénaire de l'Orient bouddhique et les développements les plus récents des neurosciences. En prêtant son cerveau d'athlète à leurs IRM et autres techniques d'imagerie cérébrale, il a contribué à montrer que la pratique régulière de la méditation modifie concrètement la physiologie cérébrale. Depuis les expériences menées sur ces cobayes d'un genre particulier, la notion de «plasticité cérébrale» a pris le pas sur celle de «perte neuronale ». Non, notre cerveau ne s'appauvrit pas irrémédiablement avec l'âge. Il peut au contraire se muscler, s'étoffer et gagner des qualités que seul l'entraînement intensif permet d'acquérir, comme les états durables de sérénité, de compassion et de bonheur.

 

(1)«Méditer, c'est se soigner», Les Arènes.
(2) Voir l'annuaire de l'Association pour le Développement de la Mindfulness sur le site : www.association-mindfulness.org
(3) «L'Art de la méditation», Nil

 

 

Par Alain MINVIELLE
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Samedi 8 mai 2010 6 08 /05 /Mai /2010 14:51

Nicolas Sarkozy le 22 avril dernier.

A vos réactions même si j'imagine que certaines risquent d'être violentes.....  Du débat naîtra l'apaisement....et on en a besoin !

Devant une brochette de ministres, préfets et inspecteurs d'académie, Nicolas Sarkozy s'exprimait ce mercredi sur son thème fétiche, la sécurité, appliqué aujourd'hui à l'école. Le président a énuméré toute une série de mesures et expérimentations pour la plupart déjà annoncées à l'issue des Etats généraux sur la sécurité à l'école, ou lors de son récent déplacement en Seine-Saint-Denis le 20 avril. On reprend donc:

- La généralisation du diagnostic sécurité dans tous les établissements d'ici juin 2010. Avec la mise en place, si besoin, de dispositifs de vidéosurveillance, clôture ou portique de sécurité.

- Doubler les effectifs des équipes mobiles de sécurité (EMS), ces policiers et anciens surveillants qui interviennent dans les lycées en cas de crise.

- Renforcer la coopération entre l'école, la police et la justice, notamment, en accordant un bureau permanent à un policier dans les 53 établissements considérés comme «les plus exposés à la violence». Le président précise: «le chef d'établissement peut refuser mais doit le faire par écrit», sur le mode «chacun va devoir assumer ses responsabilités».

Nicolas Sarkozy souhaite aussi améliorer l'échange d'informations entre le chef d'établissement et le procureur. «Un chef d'établissement doit savoir si un élève est poursuivi par ailleurs pour des faits graves».

- Rendre systématique le déclenchement de la procédure disciplinaire en cas d'agression d'un membre du personnel enseignant.

- Sur le choix des sanctions, le président a reconnu les effets pervers de l'exclusion, comme cela avait été souligné lors des Etats généraux de la sécurité à l'école. «Il faut arrêter d'exclure pour un oui ou pour un non»,a déclaré Nicolas Sarkozy, «nous devons préférer des travaux d'intérêt général».

- Sur la formation des enseignants, il a repris l'idée de «modules de tenues de classe» pour les nouveaux profs et de formations spécifiques pour faire face à la violence. «Tenir une classe, n'est pas une seule affaire de charisme», a t-il martelé.

- «Stabiliser les équipes enseignantes doit être notre priorité absolue», a t-il dit. Certains chefs d'établissement, à titre d'expérimentation, pourront recruter eux-mêmes leurs profs dès la rentrée.

- Sur la lutte contre l'absentéisme, il a insisté sur les chiffres: «7% d'élèves absents en moyenne», avant de reprendre texto la proposition de loi (en pdf)du député Eric Ciotti prévoyant la suspension des allocations familiales dès la quatrième absence injustifiée d'un élève dans le mois. Ce matin, l'ancien Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, s'est prononcé contre cette mesure, estimant qu’«il fallait davantage aider les familles plutôt que les sanctionner».

- Concernant «les élèves décrocheurs», il a évoqué le «no man's land» entre 16 ans (fin de l'obligation scolaire) et 18 ans. «Il faut un outil puissant de partage des informations pour qu'on ne perde pas ses jeunes décrocheurs de vue. Sinon, comment les aider ?», a lancé le président en substance, faisant là référence à la création à venir de ce que certains appellent déjà «le fichier des décrocheurs».

- Ouverture de 11 internats d'excellence, sur le modèle de celui de Sourdun. L'idée avait été lancée en janvier 2009: il s’agit de créer des établissements accueillant des élèves «méritants» - bosseurs, motivés et de milieux défavorisés - afin de leur offrir les mêmes chances de réussir qu’aux autres. Lire notrereportage à Sourdun.

- Enfin, pour les «ados ingérables», entre 13 et 16 ans, «pour qui on a tout essayé», seront mis en place des internats, «basés sur l'apprentissage de la règle, le goût de l'effort». En pratique, ces établissements spécialisés accueilleront entre 20 et 30 jeunes, exclus au moins une fois de leur collège, avec au programme : cours de sport l'après-midi et découverte des métiers. Ils seront encadrés par des éducateurs judiciaires et des profs.

Par Alain MINVIELLE
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Samedi 27 février 2010 6 27 /02 /Fév /2010 13:35

La vraie histoire de l'entre-deux tours

chevalierorange | 27 février 2010 at 11:51 | Catégories : Bayrou, De Sarnez, Fonctionnement du MoDem | URL: http://wp.me/pIZxH-bq

S'il y a bien un truc dont tous les militants ont eu à se justifier depuis que le MoDem existe, c'est bien la stratégie d'indépendance et ce fameux appel à ne pas voter Nicolas Sarkozy au deuxième tour de la présidentielle de 2007. Combien de fois sur les marchés a-t-on entendu de braves gens venir nous saluer en disant :

"Oh ben moi, Bayrou j'l'aime bien. J'vais même vous dire que j'ai voté pour lui à la présidentielle. Mais alors là, son truc à voter Ségolène, moi j'peux pas.... Non, non, non, non, non... J'ai voté pour Bayrou mais moi j'suis pas socialiste, hein ! Et puis j'vais pas en plus voter pour l'aut' foldingue là."

Ce à quoi nous avons tous répondu au moins une fois, moyennement convaincus et vaguement gênés avec nos écharpes oranges :

"Mais chère madame, il n'a PAS appelé à voter pour Ségolène Royal, il a juste dit qu'il ne voterait pas pour Nicolas Sarkozy, c'est PAS DU TOUT PAREIL".

Mon cul que c'est pas pareil... Alors que la plupart d'entre vous étaient encore dans les couilles de leur père, MoDemiquement parlant, je m'en vais vous raconter comment tout ça s'est passé.

Au soir du premier tour s'est posée la question de la stratégie pour la suite. Bayrou avait toujours refusé d'évoquer ce sujet avant l'élection, y compris avec ses plus proches lieutenants. Demandez à Santini, il vous dira qu'il s'est barré parce que Bayrou avait refusé de lui répondre précisément sur la stratégie de second tour. Je suis très loin d'être fan de Santini (je dis ça à l'attention des branleurs qui viennent me chercher des noises en prétendant que je serais un supot du Satan UMP) mais c'est la vraie raison de la défection de cette vieille canaille en janvier 2007.

Dans les jours qui suivirent le premier tour, il y eut une réunion au siège de campagne avec tous les compagnons d'arme du chef suprême, Leroy, Morin, Lagarde,... Au cours de cette interminable réunion, la décision a été prise de négocier des postes ministériels avec Nicolas Sarkozy. NO, YOU ARE NOT DREAMING... Un grand nombre de postes même. L'affaire était dans le cabas orange et Bayrou avait donné son accord. La stratégie était la suivante : on continue encore cinq dans une posture amicale, au sein de la majorité mais dans une position critique et le moment venu, TaTaTa...!!! On sera l'ennemi de l'intérieur et c'est comme ça qu'on gagnera 2012. Emballé, c'est pesé ! Enfin presque car la réunion s'était tenue sans Marielle de Sarnez retenue ailleurs à Paris.

Lorsqu'elle arriva dans la salle, la réunion se terminait. Les négos avaient eu lieu et tout le monde était parti pour s'enfiler une andouillette frite chez Chartier (ça, j'invente... Je veux dire l'andouillette et Chartier... Mais non, je n'ai pas dit que Marielle était une andouillette... Tiens ça me donne faim, ça, je me prendrais bien une part de la tartiflette d'hier... reprenons ! Silence dans les rangs...). Marielle demande à ce qu'on lui fasse un compte rendu comme ça sur le gaz de la réunion et lorsqu'elle prit connaissance de la décision de rejoindre la majorité Sarkoziste, elle fut horrifiée et interpella violemment Bayrou sur le thème : "Mais voyons Françoinounet, tu ne peux pas faire ça...!"

S'en suivirent des discussions enflammées. Les uns sur le thème : "mais qu'est-ce qu'elle vient nous faire chier la vioque ?", l'autre sur le thème "viens par là que je te retourne le cerveau comme je sais le faire."

Le résultat des courses, vous le connaissez, c'est elle qui emporta le morceau et la décision et c'est là que ceux qui étaient encore d'accord une heure auparavant décidèrent de démissionner pour fonder ce qui sera plus tard le Nouveau Centre.

Comprenez-moi bien... mieux que ça... Comprenez-moi vraiment bien. Je ne dis pas si c'est bien ou c'est mal d'avoir eu cette stratégie d'indépendance. Je crois seulement que la stratégie "ennemi de l'intérieur" est une position très maline et très puissante. Mais passons, c'est pas ça le sujet... La seule raison pour laquelle je vous raconte ce truc est pour fournir "THE" illustration du caractère fusionnel du couple politique Bayrou-De Sarnez. La seule intervention de Marielle a suffi à balayer l'unanimité de tous les autres. Un joli déni de démocratie, un truc à la De Gaulle quand il disait en conseil des ministres "40 voix contre, une voix pour, la mienne, le projet est adopté !"

Vous allez sans doute trouver cette intervention héroïque. Réfléchissez-y tout de même à deux fois (trois même, vous avez le droit).

Par Alain MINVIELLE
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